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19 juin 2015

Interview (fictive) de Patrice Evra!

 

Salut Patrice, au fait, comment peut-on t’appeler ?

Mes potes m’appellent Pat, mais pour toi ce sera Patrice. Ouais, Pat’ ça entre nous. Waouh, je commence bien, moi !

 

Ok, Patrice, bon, on va commencer par le sujet qui fâche : l’Afrique du Sud.

T’es cash, toi ! Bon, mais on n’y passe pas trop de temps, alors. Ok, j’ai merdé. Moi le premier vu que j’étais capitaine. Mais nous tous, les joueurs, on a merdé. Et pas seulement nous, si tu veux mon avis.

 

Ah, qui d’autre ?

L’Equipe : ces insultes en une, j’ai halluciné ! Des clochards, ces types ! Mettre ces mots en couverture, quoi… En plus, le bordel que ça a mis. On avait vachement besoin de ça…

 

Justement, on a l’impression que cet épisode a provoqué une cassure entre d’un côté les joueurs (et particulièrement toi) et de l’autre les médias et le public.

Le public, je crois pas mais les médias, grave ! Encore 3 ans et demi après, j’avais toujours plus le droit rien de faire ! Ça virait à l’acharnement, quoi que je fasse, c’était naze ! Demandez à Lizarazu. Il vient du pays basque ? Alors qu’il retourne en Hollande ! Et surtout, qu’il me lâche les basques ! C’est bon, ça non ? Bref ! Je n’avais fait qu’encourager mes partenaires à un moment crucial, la mi-temps de France-Biélorussie, match éliminatoire pour le Mondial 2014. Résultat : on a planté quatre buts en deuxième mi-temps. Et l’autre était pas content…

 

Par contre, tes coachs t’ont toujours fait confiance. C’est le principal !

Comme tu dis. On me critique sur mon niveau ? Moi ce que je vois, c’est qu’en club, Deschamps, Ferguson et Allegri m’ont fait confiance. Ça devrait calmer un peu les journaleux bien lourds qui passent leur temps à me critiquer, et qui s’amusent à faire dix jongles (il a dû s’entraîner combien de temps pour les faire ?) juste pour faire le buzz…

 

Des trois entraîneurs que tu as cités, je pense connaître l’identité de celui avec qui tu as le rapport le plus fort. Deschamps, pas vrai ?

Carrément ! Je pourrais tuer pour lui ! Je plaisante pas !

 

Ok je te crois sur parole, Pat. Enfin, je veux dire, Patrice. N’empêche, il a surpris son monde en continuant à t’accorder sa confiance. Tout le monde pensait qu’après ta sortie un brin agressive – il faut bien l’avouer – de novembre 2013, c’en était fini de l’équipe de France pour toi.

99,9% des coachs m’auraient lâché. Le coach, lui, a eu le courage de pas tenir compte de la pression des médias. C’était une manière de me confirmer sa confiance, et de dire aux journalistes que le boss, c’est lui ! Que c’est lui qui prend les décisions. C’est Deschamps, quoi ! Sans lui je n’aurais jamais eu la même carrière, en club et en équipe de France !

 

Finalement tu retombes toujours sur tes pattes : en équipe de France on te croit fini et t’es toujours là, et en club, idem. Tu quittes Manchester à 33 ans pour la Juve, et tu te retrouves en finale de Ligue des Champions, ta cinquième. C’est dû à quoi ?

La tête, mon gars : faut être costaud et surmotivé. Je suis les deux ! Et je sais aussi bouger les autres aussi ! Hé ouais, le Pat, il a une place importante dans le vestiaire !


Faut avouer ! Maintenant il y a quand même un hic au sujet de l’équipe de France.

Quoi ?

 

T’es jamais totalement convaincant. On a l’impression que si tu joues, c’est parce que tes concurrents sont moins bons que toi.

Et alors ? C’est le cas de tout le monde, non ? Clichy joue à City, c’est un naze ? Digne et Kurzawa jouent à Paris et Monaco, c’est des guignols ? Si j’étais mauvais, je jouerais pas et basta ! Faut arrêter de toujours rabaisser mes prestations !

 

Ok, sinon, un avis sur les cadors du foot ? Certains disent que Cristiano Ronaldo et Messi sont aussi bons, voire meilleurs, que Pelé et Maradona. Ton avis ?

Pelé et Maradona ? Connais pas ! Attends, t’essaies de me la faire à l’envers là : Madonna c’est une chanteuse ! Putain, je suis bon, aujourd’hui !

 

T’as 23 frères et sœurs. Comment ça se passait, vous faisiez des 11 contre 11 ? Mais alors que faisaient les deux autres ?

L’un faisait le commentateur. Je m’amusais à lui donner des surnoms, surtout quand j’étais pas d’accord avec lui. L’autre nous coachait. Et franchement, à part faire des grands gestes autour du terrain, il servait pas à grand-chose. Personne ne le regardait de toute façon ! Il ne manquait plus que la Macarena, et c’était du pur Michel Fernandel ! Mais c’est comme ça que j’ai appris à jouer au foot. Je voulais déjà être le meilleur.

Et tu l’étais ?

Bien sûr. J’ai toujours été le meilleur. T’as pas encore compris ça ?


Pas vraiment, à vrai dire. Mais merci de ta franchise. Et surtout, garde ta gnac pour l’Euro
!

Carrément ! On va le gagner, tu vas voir !

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28 mars 2015

Qu'on arrête avec Griezmann !

Matraquage. C'est le mot qui me vient à l'esprit au sujet du traitement médiatique d'Antoine Griezmann depuis de longs mois. Si on prend les choses objectivement, le milieu offensif de l'Atletico Madrid est prometteur, il a un certain sens du jeu et peut apporter à l'équipe de France. Rien de plus. En tout cas pour l'instant. Mais alors, pourquoi crier au génie si vite? France Football, par exemple, l'a placé en couverture en décembre dernier, avec comme titre "La sensation Griezmann". Et plus encore, l'hebdomadaire a enfoncé le clou dans son dernier numéro, avec pour nouvelle une "Le phénomène Griezmann". Phénomène, comme le Brésilien Ronaldo, donc. Logique, pour un joueur qui en est à 16 buts avec son club, toutes compétitions confondues (soit autant qu'Olivier Giroud...). Il y a donc le joueur, à mes yeux largement surévalué. Et, plus encore, il y a l'homme, sorte de gendre idéal post-2010 fantasmé par les médias: selon FF de décembre dernier, sa première place au classement de son sondage sur les personnalités du foot préférées des Français est une "confirmation [...] qu'il suffisait d'un peu d'air frais pour oxygéner ces Bleus asphyxiés par les affaires et les mauvaises manières". Le journal semble alors "oublier" que le joueur a été suspendu plus d'un an en équipe de France pour une sortie en boîte plus qu'inopportune entre les deux barrages contre la Norvège avec les Espoirs (défaite 5-3 au match retour!). Un événement passé sous silence, pour ne pas égratigner l'image aseptisée de ce "beau blond aux yeux bleus" "naturellement jeune. Naturellement gentil. Naturellement exubérant, décontracté, fidèle et spontané", dixit le dernier FF, définitivement amoureux. On notera d'ailleurs que la presse disait sensiblement la même chose de Ribéry il y a quelques années, avant de lui accorder le traitement que l'on sait! Durant le dernier Mondial (où le joueur n'a pas été si transcendant qu'on le dit), ses larmes au terme du match contre l'Allemagne ont été montées en épingle pour souligner à quel point l'homme est sensible et tient à cette équipe de France, au contraire des "caïds" "mal élevés" de ces dernières années. Pourtant, à écouter Deschamps himself, saint Antoine serait déjà en train de prendre la grosse tête, ce qui n'augure pas spécialement de bon pour son avenir et son traitement médiatique... Espérons en attendant que le natif de Mâcon fasse oublier Ribéry en équipe de France. Car pour le moment, et contrairement à ce que l'on peut lire ici et là, Griezmann est loin, très loin du meilleur niveau en Bleu du joueur du Bayern Munich...

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16 janvier 2015

Guti, l'orfèvre de la passe

Guti et Ronaldo: l'un admire profondément l'autre, et ce n'est pas forcément celui qu'on croit

Drôle de joueur que ce Guti. Le milieu espagnol, qui a mis un terme à sa carrière en juillet 2012, a laissé une impression plus que mitigée au vu de son talent phénoménal. D'aucuns parlent même d'immense gâchis, d'ailleurs Ramón Calderón, son président au Real Madrid, n'avait-il pas dit un jour qu'"à 31 ans, il [était] toujours un espoir"? Mais peut-on vraiment parler de gâchis intégral au sujet d'un joueur qui a disputé plus de 500 matchs avec le Real Madrid, avec lequel il a remporté 3 Ligues des Champions et 5 Liga? D'un joueur qui a distillé des caviars à Van Nistelrooy, Zidane, Raul, Higuain, Robinho ou les deux Ronaldo? En parlant du Brésilien Ronaldo, celui-ci tenait même Guti comme le meilleur passeur avec lequel il avait jamais joué! Et c'est peu dire que la légende de la Seleçao en a connu quelques-uns, des distributeurs inspirés, au cours de sa bonne petite carrière... Les plus grands fans de Guti allaient même jusqu'à le considérer comme le plus grand passeur de tous les temps, n'hésitant pas à affirmer qu'il avait un Xavi et un Iniesta dans chaque orteil! Un paradoxe lorsque l'on lorgne du côté de sa triste carrière internationale: avec 14 petites sélections et aucune participation à une grande compétition, le joueur aura marqué la Roja autant qu'un Lilian Laslandes en équipe de France...

Et même avec le Real, malgré les bienfaits qu'il a pu y apporter, on garde l'image d'un joueur un peu bouche-trou qui a joué là où il y avait de la place, au gré des blessures et suspensions de ses coéquipiers, et oscillant entre milieu relayeur, milieu offensif et attaquant... Son faible "quotient galactique", sa nonchalance, son inconstance sur le terrain, son amour de la fiesta et son petit caractère en ont rebuté plus d'un, à commencer par ses supérieurs, qu'ils soient présidents ou entraîneurs, qui lui faisaient rarement confiance de prime abord, au profit des stars, plus médiatiques et donc plus rentables... Mais les entraîneurs, au départ réticents, devaient bien finir par se rendre à l'évidence: oui, Guti apportait un plus non négligeable au jeu parfois dénué de cohésion proposé par la pléiade de stars de l'effectif, au sein duquel il détonnait fortement.

Mais le fait est que Guti n'est jamais devenu la vedette qu'il aurait dû être. Son drame, c'est qu'il avait le talent d'un surdoué et l'ego d'une star, sans avoir aucun de ces deux statuts... Alors, qu'a-t-il vraiment manqué au joueur pour atteindre l'aura qu'il méritait? Un peu de rigueur, sans doute, plus de régularité aussi, et enfin un peu de chance: celle de jouer à une période où la politique du club aurait été plus centrée sur la méritocratie que sur les "qualités médiatiques". En tout cas, la seule chose certaine est que ce n'est pas la qualité de passe qui lui aura fait défaut. Voici donc pour vous en convaincre l'occasion de rembobiner et de passer à la loupe les plus belles offrandes de l'ancien Madrilène. Il s'agit de l'une des vidéos que je me passe le plus en boucle. Difficile en effet de se lasser de cette vertigineuse qualité de passe, rarissime mélange de sens du jeu hors du commun, d'extrême précision et de rapidité d'exécution ahurissante. Regardez donc les images: le joueur auquel Guti adresse son caviar paraît le plus souvent seul au monde. Pourquoi? Parce que les défenseurs avaient anticipé toutes les passes possibles, sauf celle imaginée (je dirais même "inventée") par le métronome. Voir ce que les autres ne voient pas, voilà la patte Guti. Voici donc un décryptage des chefs-d'œuvre de cet artiste pour le moins incompris mais ô combien génial. Toutes les actions de cette vidéo sont à regarder et admirer, bien sûr, mais j'ai choisi de n'en sélectionner qu'une petite quinzaine, mes préférées, qui permettent de saisir l'ampleur du phénomène. C'est parti!

00:12: la passe mathématique, une merveille de précision et d'anticipation.

00:25: talonnade aveugle pour Zizou, qui a dû apprécier.

00:42: passe taclée, au millimètre.

00:53: deux petites touches de balle suffisent à mettre trois joueurs dans le vent.

01:08: feinte de tir puis passe. Facile...

01:48: tout simplement parfaite.

01:52: petit extérieur.

02:22: passe "tombante", ça marche aussi.

02:35: merveille des merveilles. Tellement déroutante que Robinho, le destinataire, est absolument seul. Il faut dire que les défenseurs ne peuvent qu'être à la ramasse. Même en regardant cette action pour la millième fois, je me demande comment Guti a pu "inventer" cette solution.

03:00: du bon, à n'en pas douter.

03:31: pas évidente non plus à trouver, celle-là...

03:45: le jeu long aussi, c'est la came de Guti...

03:55: et hop, une petite louche de génie...

04:46: un "une-deux" à montrer dans toutes les écoles.


Et bien sûr, je n'oublie pas sa fameuse offrande pour Benzema. Je ne dis pas de quel type de passe il s'agit afin de préserver l'effet de surprise.

 

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12 janvier 2015

Cristiano Ronaldo Ballon d'Or 2014!

Cristiano Ronaldo a donc remporté son troisième Ballon d'Or avec 35,66% des voix, loin devant Messi (15,76%) et Neuer (15,72%). Une consécration méritée pour le Portugais, au vu de sa sublime saison en club, avec 61 buts en 60 matchs, dont 17 pour la seule C1, la fameuse "decima". Sa prestation assez faible en Coupe du monde ne lui aura donc pas porté préjudice. Il faut dire que le joueur jouait sur une jambe et ne pouvait de toute façon pas tout faire tout seul... C'est ce que se sont dit les votants des trois "collèges" (journalistes, sélectionneurs, capitaines), qui ont tous mis le vainqueur en numéro un, ce qui n'a pas toujours été le cas les années précédentes, comme en 2010 et 2013, où Sneider et Ribéry avaient eu la préférence des journalistes. Et puis ce cri venu d'ailleurs, ça valait le coup quand même! Quant à Messi, son absence de trophée en 2014 et son titre très controversé de "meilleur joueur de la Coupe du monde" (au cours de laquelle il n'aura pas été assez décisif aux moments cruciaux) lui ont sans doute nui. Mais il marque toujours autant sous le maillot blaugrana, et pour ne rien gâter s'améliore en termes de passes décisives. Deuxième place méritée! Et concernant Neuer, difficile de savoir si son poste de gardien de but l'a handicapé ou lui a au contraire profité. Il faut dire que ce poste est tellement différent de ceux dits "de champ" qu'il est très délicat de comparer. Malgré tout, c'est purement subjectif mais je trouve Neuer moins bon gardien que Messi et Ronaldo sont attaquants. Et je me dis que si Buffon, Kahn et Casillas ne l'ont jamais reçu, pourquoi ce serait le cas du portier bavarois? Et puis pourquoi Neuer plutôt qu'un autre Allemand, comme Lahm ou Müller? Bref, je n'adhère pas à ce phénomène de mode autour de Neuer: les gens semblent le souhaiter comme lauréat moins pour lui-même que pour son poste atypique. Cela dit, s'il existait un BO pour les gardiens (idée à creuser?), force est de reconnaître qu'il le mériterait d'assez loin.

Le quatrième larron se nomme Robben. Il méritait bien cette place, sinon mieux, vu notamment son excellente prestation à la Coupe du monde (sans doute était-ce lui le meilleur joueur de la compétition), sans parler de ses performances avec le Bayern. Hormis Neuer, on note trois champions du monde dans le top 10: Thomas Müller (5e), Philipp Lahm (6e) et Toni Kroos (10e). Le reste est sud-américain, avec trois joueurs offensifs qui nous auront gâtés au Brésil: le Brésilien Neymar (7e), le Colombien James Rodriguez (8e) et l'Argentin Angel Di Maria (9e), lequel aurait peut-être pu espérer un meilleur classement, au vu de ses performances avec le Real et sa sélection. Ses prestations avec son nouveau club (Manchester) ainsi que son manque de couverture médiatique l'ont-ils desservi? En tout cas, dans l'ensemble pas de surprise ni de scandale dans ce classement du Ballon d'Or-Fifa 2014, contrairement à l'équipe-type de l'année donnée par la Fifa.

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15 décembre 2014

Pierre Ménès est-il devenu insupportable?

Il devient lourd, le Pierrot. Vous me direz, c'est un peu sa marque de fabrique, c'est un peu pour ça qu'on l'aime. Avec son parler dénué de toute fioriture, ses analyses tout sauf consensuelles, il a au moins le mérite de ne pas être lisse et ennuyeux comme peut l'être le terne Eric Carrière. Mais au fur et à mesure que le temps passe, Ménès semble se transformer en une caricature de lui-même. Il en fait des tonnes, et ça devient fatigant. Je dois dire que le bonhomme a perdu un certain nombre de points à la suite du barrage retour contre l'Ukraine. Vexé d'être pris à défaut (trois jours avant, il donnait pleinement raison à Pascal Praud pour son fameux coup de gueule), et donc incapable de reconnaître ses torts, il avait le culot de sous-entendre que les Bleus devaient dire merci pour le "coup de pied au cul" que lui et sa clique leur avaient administré. Cette mauvaise foi m'avait passablement énervé.

Depuis, j'éprouve moins de sympathie pour le journaliste, dont les défauts me paraissent de plus en plus patents. Il radote sur la médiocrité (supposée) des arbitres, l'état "catastrophique" des pelouses, coupe la parole à tout le monde, joue les rabat-joie quand une autre personne que lui (souvent Hervé Mathoux) tente une blague (pas forcément moins bonne que les siennes, d'ailleurs), privilégie les "bons mots" aux analyses et se montre de moins en moins objectif. Car son truc, c'est l'affectif. C'est simple, Ménès sépare les professionnels du foot en deux catégories: ceux qu'il aime bien et ceux qu'il n'aime pas. Pour ceux qu'il aime bien, ce sera le verre à moitié plein (voire totalement plein, même s'il ne l'est pas). Pour ceux qu'il n'aime pas, même rengaine: ce sera le verre à moitié vide, voire totalement vide. Parmi ses chouchous? Gourcuff père et fils, Laurent Blanc, Thierry Henry, Bafétimbi Gomis. Et ses bêtes noires? Claude Puel, René Girard, Jean-Michel Aulas, Brandao et désormais Thiago Silva. Cette mauvaise foi absolue et systématique finit par devenir agaçante, et relève même de la faute professionnelle. Comment, par exemple, peut-il être aussi sévère envers un René Girard qui a remporté le championnat de France face au PSG version Qatar?

Quant à ses chouchous, jamais ou presque vous ne l'entendrez les critiquer. Les seules fois où il se permet une timide réserve (pour contredire les "mauvaises" langues et se donner bonne conscience?), c'est quand il n'y a plus d'enjeu, comme cela a été le cas en fin de saison dernière avec Laurent Blanc. Le journaliste reprochait à celui-ci de ne pas être assez sévère avec des joueurs comme Verratti. Mais la saison était alors quasiment terminée... Du côté des têtes de Turc, sa nouvelle obsession se nomme Thiago Silva. Hier on a entendu le Brésilien s'exprimer en français dans une interview du CFC. "On n'a rien compris" a-t-il dit, avec sa subtilité proverbiale. Il est vrai que tout n'était pas parfaitement compréhensible dans les propos du défenseur parisien, mais on a assez reproché aux joueurs étrangers de ne pas s'essayer au français, non? Un mot d'encouragement aurait été plus intelligent. Et Ménès d'enchaîner: "remarquez, même quand il joue au foot, on ne le comprend pas non plus". C'est devenu ça, Pierre Ménès: un type qui s'acharne sur quelqu'un pendant toute une émission, et qui sort des blagues qu'on voit venir à des kilomètres. Quelqu'un osera-t-il un jour dire à Pierre Ménès qu'il ressemble de moins en moins à un journaliste?

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21 juin 2014

La France étrille la Suisse!

Musclez, les mecs, musclez !

Quel match, mes aïeux ! Mais quel match ! Énorme ! Après un début de rencontre verrouillé de part et d’autre, les Bleus ont vite trouvé la faille avec Giroud, puis Matuidi, quelques secondes plus tard, puis Valbuena, et hop ! 3-0 à la mi-temps, avec en prime un péno raté de Benzema. Puis Benzema et Sissoko, titulaire pour le moins surprise ! Quel régal quand même. Quel beau jeu collectif, quel début de compèt pour les Français. Autant on pouvait se montrer réservé au sujet de la faiblesse de l’équipe hondurienne, autant la Suisse était bien plus prise au sérieux. Eh bien, on les a atomisés ! Bravo d’abord à Deschamps, qui a été assez gonflé de changer son onze de départ. Quel sens tactique, encore une fois. Les convaincants Griezmann et Pogba ont ainsi laissé leur place à Giroud et Sissoko, qui ont su tirer leur épingle du jeu, notamment l’attaquant d’Arsenal, buteur et passeur décisif. Benzema a également été très bon. Certes il a loupé son pénalty, mais ses deux passes pour Matuidi et Sissoko sont tout bonnement zidanesques ! Et surtout, bravo à Lloris, qui nous a fait en première mi-temps un double arrêt à la fois décisif, spectaculaire et extrêmement difficile, à un moment clé de la rencontre. C’est beau. Alors ok, on se prend deux but vers la fin, et on se serait passé du relâchement des Bleus durant les dernières minutes, mais rien d’inquiétant, je pense. Sauf si on fait le lien avec la blessure de Sakho… Mais ça leur évitera au moins de trop s’enflammer après cette démonstration. Finalement il n’y a qu’un seul Français qui doit se poser des questions en ce moment, c’est Ribéry, qui doit s’inquiéter que son équipe joue si bien sans lui… Enfin j’ose espérer que ça ne l’empêche pas de savourer à sa pleine mesure ce grand match, incroyablement prometteur. Vivement le troisième match, et surtout, le huitième de finale !

PS : encore un événement atypique ce soir : dimanche dernier, c’était le recours (peu convaincant) à la caméra, ce soir, c’était le (splendide) sixième but de Benzema, non accordé car l’arbitre venait de siffler la fin de la rencontre.

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18 juin 2014

Le Brésil fait (est) nul contre le Mexique!

Bon ben voilà. Sans coup de pouce de l’arbitre, le Brésil fait un triste 0-0 contre le Mexique… Quelle déception. À part Neymar, dont les coups d’accélération et les gestes techniques sont un pur régal – même si l’attaquant la joue parfois trop à la Olive et Tom – il n’y a pas franchement eu grand-chose à se mettre sous la dent côté Seleçao. Ramirez a réussi l’exploit d’être encore plus transparent que Hulk au premier match, Fred n’a rien fait non plus, quant à Oscar, qui m’a tout l’air d’être le Pastore brésilien, c’est à peine mieux. Seule la défense a été au niveau, avec un tandem David Luiz-Thiago Silva rassurant, et des latéraux très mobiles, notamment Marcelo. Côté droit, Daniel Alves s’est distingué par quelques passes bien senties. Mais niveau offensif, aïe ! Finalement, c’est le Mexique qui sort vainqueur (aux « points ») de ce match. En premier lieu, Ochoa a été tout bonnement énorme, réussissant quatre parades superbes autant que décisives. La première, où l’Ajaccien a plongé sur une belle tête de Neymar, est un modèle du genre. Mais là où les Mexicains ont le plus impressionné, c’est sur le plan du collectif. Un séduisant jeu de passes, tout en inspiration et en fluidité, qui tranche avec le néant collectif des Brésiliens. On n’ose imaginer le score si les Mexicains avaient cadré leurs frappes… Mais pour en revenir aux Auriverde, c’est tout bonnement très inquiétant pour la suite. On ne sait pas trop si la tristesse du jeu a pour cause la  pression insoutenable du pays organisateur ou le manque d’humilité du vainqueur de la dernière Coupe des Confédérations, mais le résultat inquiète. Bon, on va dire que la France, en 2006, avait elle aussi mal entamé sa compétition… Mais la vraie question est là : hormis Neymar, l’effectif brésilien compte-t-il dans ses rangs un autre grand joueur sur le plan offensif ? Pour l’instant, il est permis d’en douter…

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16 juin 2014

La France bat le Honduras 3-0!

Ça fait du bien ! La France a donc gagné 3-0 contre le Honduras, en tirant en plus à deux reprises sur la transversale. Autant j’avais du mal à m’enflammer après le 8-0 contre la Jamaïque, parce que c’était un amical… et parce que c’était la Jamaïque. Autant là, c’est un résultat plus que prometteur. Alors certes, ce n’est que le Honduras, équipe a priori la plus faible de ce groupe, mais ça reste un match de Coupe du monde. Le premier de surcroît. Idéal pour se mettre dans les meilleures conditions pour la suite. J’ai été bluffé par la perf de Benzema, auteur de « 2,5 » buts (celui du milieu étant un tir sur le poteau dévié dans ses propres buts par le gardien). Sur ce plan encore, ça fait du bien. On est bien loin du Karim d’il y a plusieurs mois qui vendangeait à gogo ! S’il se sent en confiance et se montre efficace devant le but tout en continuant à créer du jeu, cela laisse augurer du bon pour la suite ! La qualité de passe de Cabaye, Debuchy et Evra, notamment, a été de même plus qu’intéressante, tout comme la prometteuse prestation de Griezmann, qui donne l’impression de bien sentir le jeu, de jouer intelligemment. Les seules relatives déceptions proviennent pour moi de Pogba et Valbuena. Au sujet du premier, certes il a encore une fois fait montre de belles qualités, mais il aurait pu, et peut-être même dû, être expulsé, pour un stupide mouvement d’humeur. Le Turinois a eu la chance de ne récolter qu’un jaune, mais il doit comprendre qu’à ce niveau, il ne peut pas se permettre de perdre ainsi son sang-froid. D’autant qu’il a déjà été expulsé par le passé en équipe de France. De ce point de vue, je ne l’ai pas trouvé très rassurant. Par ailleurs, Valbuena n’a pas été extraordinaire, on est en droit d'attendre bien plus de sa part – mais on notera tout de même que le Marseillais a le mérite de jouer en deçà les matchs où ses coéquipiers sont inspirés, ce qui ne porte donc pas à conséquence. Pour revenir aux décisions arbitrales, il faut reconnaître qu’outre l’action de Pogba, on n’a pas non plus été malchanceux en ce qui concerne le deuxième carton jaune (pour la faute elle-même ? ou la contestation ?) du Hondurien, alors que cette faute ne méritait peut-être pas une biscotte. Cette expulsion précoce et peut-être un tantinet sévère m’a un peu rappelé le match retour contre l’Ukraine. M’enfin, pas sûr que cela ait changé grand-chose, tant les Honduriens ont paru faibles offensivement, et « anti-joueurs » avec ça, comme on pouvait le prévoir… Pour résumer, malgré un zeste de « réussite arbitrale », un match très offensif qui fait beaucoup de bien, aux spectateurs comme aux joueurs. On peut espérer que ces trois points/buts les libèrent pour la suite de la compétition, très prometteuse, et que l’on attend avec grande impatience. Vivement la Suisse !

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15 juin 2014

Brésil-Croatie, Espagne-Pays-Bas, France-Honduras...

Haut les mains, ceci est un hold-up!

Pas mal de surprises lors de ce début de Coupe du monde. Ça a commencé avec le Brésil, auquel une vaillante Croatie a donné bien du fil à retordre, et qui n’a pu remporter le match (2-1) que grâce à l’arbitre, avec le désormais fameux pénalty imaginaire sur une simulation de Fred. La seule action où on a vu l’ancien Lyonnais… Niveau offensif, Hulk n’a rien eu d’incroyable. Quant à Oscar, il a certes marqué (d’un drôle de pointu), mais j’avoue continuer à avoir du mal à comprendre ce qu’on lui trouve d’exceptionnel. Finalement, il n’y a que Neymar qui ait vraiment impressionné durant le match. Même s’il a été moins présent en deuxième mi-temps, sa conduite de balle et sa percussion sont un régal, et constituent un danger permanent pour l’adversaire. Mais c’est finalement en défense que le Brésil m’a le plus déçu. Cette Seleçao, dont on disait le plus grand bien sur le plan de l’arrière-garde, a paru étonnamment fébrile dès que la Croatie a passé la ligne médiane. Comme un symbole, Marcelo a marqué contre son camp, quant à Daniel Alves, il a à peine été plus rassurant. Étonnant… Bref, ce Brésil n’a pas montré grand-chose dans l’ensemble, et la Croatie peut sortir de ce match à zéro point avec un gros sentiment d’injustice… Mais que voulez-vous, les dieux du football (de la FIFA) en ont décidé autrement…

Mais THE grande surprise de ce début de compétition, c’est bel et bien l’humiliation subie par l’Espagne, contre des Pays-Bas auxquels personne ne croyait vraiment à la suite de leur Euro 2012 cataclysmique, et au vu du déclin apparent de certains joueurs cadres, comme Sneijder. C’était oublier un peu vite la forme et le talent éclatants de Robben et Van Persie, irrésistibles vendredi. Pourtant, cela avait bien commencé pour la sélection ibérique, qui ouvrait le score sur un pénalty (généreux) accordé à Xabi Alonso, pour une « faute » sur Diego Costa. Mais l’égalisation assez cocasse de Van Persie d’une tête en cloche redonna confiance aux Bataves. Par la suite, on ne vit presque plus l’Espagne, peu inspirée offensivement (hormis quelques éclairs d’Iniesta), encore moins défensivement, avec une charnière centrale Ramos-Piqué qui, d’habitude si brillante, était aux abonnés absents. Et ne parlons pas de la prestation indigne de Casillas, qui, dans la continuité de la finale de Ligue des Champions, semble complètement à côté de ses pompes… Au final, les Espagnols se sont pris cinq buts ! Un moment historique ! Parviendront-ils à rebondir après ce cinglant revers ? Après tout, la Roja avait bien perdu son premier match en 2010 contre la Suisse avant de remporter la Coupe… Mais il est vrai que le score final n’était que de 1-0… Faut-il que Del Bosque chamboule son équipe ? Xavi, Casillas et quelques défenseurs n’ont en effet plus vraiment leur place, au vu de ce match, voire même de leurs prestations déclinantes en club depuis plusieurs mois… Et vu la qualité du banc de touche, l’entraîneur peut se permettre un nombre non négligeable de changements, quitte à contrarier l’ego de quelques vaches sacrées... Mata, Cazorla ou Koke, parmi d’autres, ont peut-être leur mot à dire. Quant aux Néerlandais, ils ont frappé très fort : reste maintenant à continuer sur cette lancée, ce qui ne sera pas chose facile, tant les Orange vont être désormais attendus.

Un bref mot sur l’arbitrage, contestable sur les matchs Brésil-Croatie, Espagne-Pays-Bas et Mexique-Cameroun (les « Aztèques » se sont vu refuser deux buts pour des hors-jeu imaginaires). Comme quoi il n’y a pas que les Français qui connaissent des difficultés à officier. Cela va peut-être calmer les trop nombreux détracteurs des arbitres de chez nous…

Et maintenant la France ! Elle va donc jouer ce soir contre le Honduras. Il paraît qu’il règne au sein des Bleus une super ambiance. On disait déjà la même chose en 2010…Je ne dis pas ça pour jouer les rabat-joie, mais juste pour dire que les problèmes, quand il y en a, interviennent le plus souvent en cours de compétition et non avant… Pour revenir à la rencontre de ce soir, je ne sais pas vous mais je vois bien un match assez difficile, avec des Honduriens qui vont « anti-jouer » en jouant défensif et en n’hésitant pas à faire quelques petites fautes bien senties, à l’image de l’Uruguay en 2002. Espérons tout de même qu’il n’y ait pas de « Dario Silva » dans l’équipe sud-américaine. Malgré tout, je sens bien une courte mais convaincante victoire (2-1), qui donnera de la confiance à cette équipe, qui a quand même pas mal d’arguments, entre les joueurs très prometteurs en devenir (Pogba, Varane voire Griezmann), les valeurs quasi-sûres (Valbuena, souvent à son meilleur sous la tunique bleue) et les bons joueurs à défaut d’être exceptionnels (Giroud, Debuchy, Cabaye, Matuidi). Et puis Benzema, surtout, qui avec sa technique et son sens du jeu, peut beaucoup apporter à l’équipe. Il ne faut simplement pas que le Benz’ oublie de marquer un but de temps en temps… Espérons aussi que la défense ne soit pas prise en défaut, après tout Varane est un peu jeune (bien qu’expérimenté, vu ses saisons au Real) et Sakho ne m’a jamais pleinement convaincu. En tout cas, je sens bien la victoire pour ce soir, avec un bon esprit et pas mal d’occasions à la clé. Allez les Bleus, régalez-nous !

16 janvier 2014

En fait-on trop avec les "fantômes" de Knysna?

Bon, aujourd'hui je voulais vous parler d'un sujet qui me tient à coeur depuis pas mal de temps: Knysna. J'avoue que je commence un peu à en avoir marre d'en entendre parler à tout bout de champ, à tort et à travers. Une défaite des Bleus? C'est Knysna! Un comportement limite d'un joueur? Knysna! etc. Je ne parle même pas de ses "fantômes", expression créée de toutes pièces et ne voulant pas dire grand-chose, quand on y réfléchit ne serait-ce qu'un petit peu. Je voudrais donc revenir sur deux points: la "gravité" de l'événement et sa surexploitation par les médias.

Souvent, au sujet de la grève des joueurs, j'ai lu/vu/entendu des "y en a marre de ces mecs qui ont pas envie de jouer". Pourtant, cette grève n'était pas gratuite. Elle n'a pas été faite parce que des joueurs n'avaient pas envie de jouer, mais par solidarité envers Anelka, qui venait de se faire virer de l'effectif suite à ses insultes. Alors certes ce n'était pas la meilleure idée du monde, puisqu'Anelka méritait de se faire dégager. On reprochera plutôt aux joueurs d'avoir manqué de lucidité, ce type d'événement (un "licenciement", additionné à l'histoire malsaine de la taupe) étant rare, ils ont été dépassés par les événements. Ils ont déconné, c'est vrai, mais je veux simplement dire par là que cela partait d'une bonne intention. Au final, la personne la plus coupable reste Anelka, pour ses insultes. Et puis on sait comment ce type de situation se passe: il y a quelques meneurs et les autres suivent. Ces derniers, il est vrai, ont surtout manqué de courage. Si un seul s'était opposé, peut-être que tout aurait été différent. Je pense notamment à un Henry, dont la voix pouvait porter, vu son aura, et qui en plus était en fin de carrière chez les Bleus: il n'avait plus rien à perdre. Décevant de sa part. C'est donc parce que les joueurs manquaient de caractère qu'on en est arrivé là, plus que parce que ce serait des "branleurs" ou des "morveux". Et puis à l'arrivée les joueurs ont séché un entraînement. Ce n'est pas glorieux, ni anodin, j'en conviens, mais de là à rester bloqué dessus pendant des années, il faut quand même arrêter. D'ailleurs personne n'est innocent dans cette affaire. Vous trouvez vraiment que L'Equipe, qui a titré en une les mots fleuris (et transformés) d'Anelka, a été à la hauteur de la situation? Il faudrait un de ces jours que les "Equipiers" arrêtent de donner des leçons et balaient un peu devant leur porte. Et puis bon, tout le monde focalise sur le comportement des joueurs, mais que dire de celui du sélectionneur à l'égard de Carlos Alberto Pareira, auquel il a refusé de serrer la main?

Parlons maintenant des réactions. Platini, par exemple, voulait suspendre à vie tous les participants de Knysna. Le même Platini, qui il y a quelques jours s'offusquait que Ribéry, pourtant considéré comme un frondeur de 2010, n'ait pas remporté le Ballon d'Or. Lol. Cela aussi m'a un peu mis hors de moi. Les joueurs ont quand même droit à l'erreur. Le seul qui ne méritait aucune indulgence était Anelka, indéfendable, car pas franchement à son coup d'essai... Il a donc bien mérité ses 18 matchs de suspension. Et puis ça m'énerve qu'on parle à tort et à travers des "fantômes" de Knysna au moindre problème. Comme s'il n'y avait jamais eu de problème avant Knysna! Et comme si cet événement avait un rapport direct avec tous les pépins des Bleus! A l'arrivée c'est moins l'événement lui-même que la manière dont il a été monté en épingle par les médias qui a provoqué une cassure entre les joueurs et les supporters. Cette cassure est particulièrement frappante concernant Evra voire Ribéry. Le premier a vu sa cote de popularité descendre en flèche depuis son capitanat raté en Afrique du Sud, et se fait régulièrement flinguer par nombre de "spécialistes", même quand il fait des choses positives (comme son intervention à la mi-temps de France-Biélorussie il y a quelques mois). Quant à Ribéry sa cote a également beaucoup baissé, même si d'autres événements, comme l'affaire Zahia et ses problèmes avec Gourcuff, y ont également contribué. Bon, je sais que ce billet est un peu fouillis et déstructuré, mais je voulais un peu remettre les choses à leur place, expliquer mon ras-le-bol d'entendre que Knysna est responsable de tout, d'entendre des amalgames à n'en plus finir à ce sujet, de voir revenir ce nom à chaque pet de travers (ou pas) des joueurs. D'entendre des questions de journalistes comme celle-ci, il y a quelques mois (France Football n°3257): "Quatre ans après, l'équipe de France en est au même point: des performances hésitantes, obligeant un barrage, et une image parasitée. Croyiez-vous que Knysna serait si compliqué à digérer?". Entre parenthèses, se retrouver en barrage dans le groupe de l'Espagne n'a rien de déshonorant. Mais passons à la réponse de Gallas: "Knysna c'est maintenant de la vieille histoire. Il est temps de passer à autre chose. On ne va pas ressasser ça pendant dix ans encore. Faut effacer le tableau!". Parmi tant d'autres, Blanc, Deschamps et Boghossian ont tenu le même discours. Mais les médias ont-ils vraiment envie d'effacer un tableau si défoulant, lucratif et "accessoirement" nuisible?

 

Un petit lien pour illustrer tout cela (l'hypocrisie en plus).

 

Posté par leblogfootdenico à 14:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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