Pas de surprise ce soir au Stade de France, l'OL a remporté la Coupe de France, son premier trophée depuis quatre ans, contre la surprise Quevilly, 14e de National, qui rappelons-le, avait battu Marseille et Rennes lors des tours précédents. La logique a été respectée ce soir, même si Lyon s'est contenté du service minimum en battant son adversaire sur le plus petit des scores. La première mi-temps a tout de même été relativement spectaculaire. Lisandro a notamment tiré sur le poteau, puis marqué sur un bon centre de Lacazette. Ce dernier, révélation lyonnaise de la saison, s'est également montré inspiré sur d'autres occasions, par ses dribbles et accélérations. Il a même trouvé la transversale en deuxième mi-temps sur un tir dévié par le gardien. Dommage tout de même que le joueur porte parfois un peu trop le ballon. Quoi qu'il en soit, le jeune attaquant s'est souvent montré dangereux, ce qui n'est pas le cas de ses coéquipiers Gourcuff et Gomis. Le premier a raté trop de contrôles, et a même tiré à côté du ballon alors que le centre qui lui était adressé était parfait. Crise de confiance, quand tu nous tiens... Le second a été brouillon, et a eu un mal fou à cadrer ses frappes. Pour en revenir à la première mi-temps, elle fut donc assez vivante et agréable à suivre. Les Lyonnais ont montré à plusieurs reprises une belle maîtrise technique et un réel sens du collectif, devant des Quevillais dépassés par les événements.

Mais la seconde mi-temps fut plus décevante. Les Lyonnais se sont globalement arrêtés de jouer, même si on compte tout de même à leur actif la transversale de Lacazette, et une frappe de Briand, bien arrêtée par El Kharroubi. Hormis ces sursauts, les Gones ont passivement laissé leurs adversaires gagner du terrain et faire le jeu. On a ainsi vu côté Quevilly quelques jolis en enchaînements, mais l'ensemble fut au final assez stérile, puisque les Quevillais ne se sont à l'arrivée procuré qu'une seule réelle occasion dans cette rencontre: Laup, parfaitement lancé par Capelle, décocha une frappe puissante du gauche que détourna Lloris du bout des doigts sur sa transversale. Le gardien de l'équipe de France a donc su répondre présent sur le seul arrêt de la soirée qu'il a eu à réaliser, et a donc pu éviter un scénario "à la Chelsea", en référence à l'ultra-réalisme des Blues contre le Barça en demi-finales aller et retour. C'est donc au final la meilleure équipe qui s'est imposée ce soir. La victoire est donc logique, mais on peut tout de même regretter que l'OL ait tant levé le pied en seconde mi-temps. C'est dommage sur  le plan du spectacle, et c'est même assez risqué, car si les hommes de Régis Brouard avaient su se procurer plus d'occasions, ils auraient pu créer une nouvelle fois la surprise. Bravo tout de même à cette équipe de Quevilly qui n'a jamais rien lâché. Et on va dire que je suis content pour les Lyonnais, qui ont enfin gagné un titre. Même si au global, hormis Lacazette, voire (pour être sympa) Lisandro, je n'ai pas été ébloui par cet OL, dont l'effectif me semble bien plus quelconque qu'il y a encore quelques années. Et puis c'est tout de même un peu triste que l'unique trophée que les Lyonnais ont remporté depuis quatre ans soit une Coupe de France, contre une équipe du ventre mou de National...