Musclez, les mecs, musclez !

Quel match, mes aïeux ! Mais quel match ! Énorme ! Après un début de rencontre verrouillé de part et d’autre, les Bleus ont vite trouvé la faille avec Giroud, puis Matuidi, quelques secondes plus tard, puis Valbuena, et hop ! 3-0 à la mi-temps, avec en prime un péno raté de Benzema. Puis Benzema et Sissoko, titulaire pour le moins surprise ! Quel régal quand même. Quel beau jeu collectif, quel début de compèt pour les Français. Autant on pouvait se montrer réservé au sujet de la faiblesse de l’équipe hondurienne, autant la Suisse était bien plus prise au sérieux. Eh bien, on les a atomisés ! Bravo d’abord à Deschamps, qui a été assez gonflé de changer son onze de départ. Quel sens tactique, encore une fois. Les convaincants Griezmann et Pogba ont ainsi laissé leur place à Giroud et Sissoko, qui ont su tirer leur épingle du jeu, notamment l’attaquant d’Arsenal, buteur et passeur décisif. Benzema a également été très bon. Certes il a loupé son pénalty, mais ses deux passes pour Matuidi et Sissoko sont tout bonnement zidanesques ! Et surtout, bravo à Lloris, qui nous a fait en première mi-temps un double arrêt à la fois décisif, spectaculaire et extrêmement difficile, à un moment clé de la rencontre. C’est beau. Alors ok, on se prend deux but vers la fin, et on se serait passé du relâchement des Bleus durant les dernières minutes, mais rien d’inquiétant, je pense. Sauf si on fait le lien avec la blessure de Sakho… Mais ça leur évitera au moins de trop s’enflammer après cette démonstration. Finalement il n’y a qu’un seul Français qui doit se poser des questions en ce moment, c’est Ribéry, qui doit s’inquiéter que son équipe joue si bien sans lui… Enfin j’ose espérer que ça ne l’empêche pas de savourer à sa pleine mesure ce grand match, incroyablement prometteur. Vivement le troisième match, et surtout, le huitième de finale !

PS : encore un événement atypique ce soir : dimanche dernier, c’était le recours (peu convaincant) à la caméra, ce soir, c’était le (splendide) sixième but de Benzema, non accordé car l’arbitre venait de siffler la fin de la rencontre.